Alireza Ghorbani (Iran) & Keyvan Chemirani (Iran/France)


Alireza Ghorbani
Keyvan Chemirani


M. Alireza Ghorbani, chant

M. Saman Samimi, kamantche

M. Ali Ghamsary, tar, setar

Keyvan Chemirani, zarb, udu, daf


Keyvan Chemirani

Keyvan Chemirani est né à Paris en 1968. Spécialiste du zarb iranien, sorte de derbûga en bois, joue aussi du daf iranien, un tambour sur cadre muni de multiples anneaux métalliques, de l’udu, une cruche en terre utilisée en Orient et en Afrique, ainsi que du bendir (tambour sur cadre) et du riqq (tambourin), deux percussions méditerranéennes. Avec son père et maître Djamchid qui lui a transmis le savoir traditionnel et son frère Bijane, ils forment le Trio Chemirani et se produisent partout dans le monde.

A la fois influencé par les musiques modales méditerranéennes (du bassin méditerranéen jusqu’à l’Inde) et par les grands interprètes de jazz, il essaie de trouver un langage commun entre ces différentes cultures musicales. Musicien prolifique et curieux, Keyvan Chemirani s’investit dans des collaborations fructueuses. Il donne de nombreux concerts avec différentes formations traditionnelles.

Première création de Keyvan Chemirani, Le rythme de la parole I, voit le jour en 2004. Ce premier opus est suivit en 2006 du Rythme de la parole II, mettant en scène Ali Reza Ghorbani (chant persan), Nahawa Doumbia (Wassonlon, au Mali) et Sudha Raghunathan (chant carnatique de l’Inde du Sud). Trois immenses chanteurs, porteur chacun d’une tradition vocale non moins immense.

Penser les percussions iraniennes comme une syntaxe qui lui permette d’investir les musiques orales ou écrites du monde entier, et faire œuvre : voilà le chemin ardu et passionnant qu’emprunte Keyvan Chemirani, pour métamorphoser peu à peu en créations multiformes l’héritage musical persan reçu à travers son père.


Ali Reza Ghorbani

Né dans une famille religieuse, Ali Reza Ghorbani a appris très jeune la prosodie et la cantillation du Coran en arabe. Dans sa prime jeunesse, il a entendu sur les ondes Banan (grand maître du chant et de la musique persane, décédé en 1986) : « ce chant m’a bouleversé et j’ai senti que cela venait de quelque chose de profond et de spirituel. Je crois d’ailleurs que si tout jeune vous n’êtes pas littéralement bouleversé, vous ne pouvez pas devenir un bon musicien ».

Ali Reza Ghorbani a su organiser sa relation entre la foi et la musique. Pour lui chanter la poésie de Rûmî, Hafez ou de Saadi n’est pas si éloigné des paroles sacrées, des textes se référant au Coran et à la mystique soufie, qu'il lui arrive de déclamer.

Il participe à des créations transculturelles inédites avec des artistes d’horizons divers. Ainsi il partage actuellement la scène avec une chanteuse classique tunisienne, Dorsaf Hamdani, sur la création Ivresses (Accords Croisés 2011), un hommage vibrant à Omar Khayyâm.

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